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Impressions, couleurs, encres — le casse-tête

Voici le thème que j'ai choisi pour ouvrir le bal avec cet article numéro #1 de ce blog. Peut-être que cela vous parlera.

En fait, l'illustration n'est pas un long fleuve tranquille. Lorsqu'il s'agit de dessiner sur le vif, peu importe le support, un coin de nappe dans un resto fait très bien l'affaire. Finalement, tout est question de contexte.

Contexte

Si je suis dans une salle d'attente et que mon temps de dessin peut s'interrompre d'une seconde à l'autre — vous savez, lorsque vous avez une belle idée et que la secrétaire appelle votre nom car c'est votre tour, au diable le rangement, vous fourrez tout dans votre sac pour ne surtout pas rater ce rendez-vous qu'il vous a fallu 6 mois pour obtenir… Là, un petit carnet qui tient dans une poche, avec 2 ou 3 crayons, stylos voire une gomme, et le tour est joué, quitte à reprendre le dessin une fois à la maison… si l'envie est toujours là.

Ou encore, si je suis au bord d'un lac ou en pleine forêt, j'anticipe et je suis capable d'emporter un petit set d'aquarelle, 3 pinceaux et 2 petits récipients clipsables. Le carnet devient plus grand, 19×20 cm avec des feuillets d'au moins 300 g/m².

Autre situation, autre papier : je suis dans l'exercice, dans les tests, donc pour tout ce qui est crayons ou stylos, je me sers d'un bloc Zap de papier recyclé, ou d'un bloc aquarelle de 100 feuilles de 200 g/m², mes pinceaux favoris et mes 12 godets choisis.

Impression

Ok me direz-vous, et l'impression dans tout ça ? Et bien j'y viens. Supposons que vos esquisses dans la salle d'attente ou l'inspiration au pied de la dune vous invitent à continuer votre dessin. Vous décidez même que le trait final a été posé. Dans mon cas, c'est le moment où j'appose ma petite griffe, oui, ma signature. Et cette œuvre d'artiste, vous la trouvez mais troooop bien et hop, vous craquez pour qu'elle se transforme en tirage d'art.

En premier lieu, j'aurai utilisé un papier au pH neutre, coton ou cellulose — c'est selon, les rendus seront différents — avec 300 g/m². Le coton permet de travailler plus longtemps dans le mouillé et ne peluche pas. La cellulose permet de pratiquer plus de retraits blancs mais peluche davantage et gondole vite. Côté plus écologique, vous pouvez opter pour les papiers Agave ou Sugar Cane. Encre de Chine, c'est ce que je préfère — et ces papiers s'y prêtent bien.

Après le casse-tête du type de papier, puis celui de la matière (encre ou aquarelle ou stylos), vient celui des profils… Il y en a partout. Celui de votre ordinateur, celui de votre imprimante, celui du fabricant de votre papier. Par ailleurs, il faut également penser à calibrer votre écran afin que la couleur que vous voyez soit bien celle qui sera imprimée.

En bref

Vous l'aurez compris, tout est question de choix et d'expérimentation. Vous trouverez votre solution en tâtonnant, à coup d'essais selon la situation du moment.

Si vous voulez éviter les tracas, le plus simple est de passer par un imprimeur. Si vous êtes un peu technique ou aventurier, alors tentez vos impressions.

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